FRANCE: Loi sur le renseignement: “lettre à ceux qui s’en foutent”


Discutée en urgence à l’Assemblée nationale, le projet de loi sur le renseignement Réponse à la menace terroriste. Il existe notamment la mise en place de “boîtes noires” au cœur du réseau des fournisseurs d’accès à Internet, pour surveiller les communications. De nombreuses associations et experts dénoncent une loi “liberticide”, sans précédent.

Il est encore possible de s’opposer à cette “loi délirante”, explique Laurent Chemla, cofondateur de Gandi et responsable de La Quadrature du Net. Si nous ne réagissons pas, il faudra accepter ” de vivre dans un pays dont la première des libertés vient d’être abolie” .

 

Cette fois-ci, c’est à toi, citoyens, que je m’adresse.

Vous avez entendu parler d’une certaine “Loi sur le renseignement”, plus que vous en foutez.

J’aurais pu, comme beaucoup, revenir sur les débats qui ont conduit nos représentants à voter cette loi délirante, moi moquer du faible nombre de députés présents à l’entrée de l’Etat de droit, féliciter les 5 qui ont fait leur boulot Honnêtement et porter l’opprobre sur un ministre de l’Intérieur qui n’a pas fini de montrer qu’il était obligé de recruter pour la très longue liste d’organismes et de personnes – tous bien plus qualifiés que lui – qui Critiqued son texte dans les médias.

À quoi bon?

Nos representantes nous. Et, dans le cadre de cette loi, elle n’a rien fait d’autre.

Combien étiez-vous qui, quand mes camarades de la Quadrature du Net essai de convaincre de l’importance de ce texte pour vos libertés, ont répondu “Bof, je m’en fous, je n’ai rien à cacher “?

Combien d’entre vous êtes persuadés dans le monde de Facebook et Google, la vie privée n’a plus aucune valeur?

Combien, nous sommes maîtrisent pas les techniques d’enjeux, ont préféré faire l’autruche plutôt que de lire les – nombreux – avis de ceux qui savent?

Et combien encore, qui vous permet de trouver un moyen de liberté pour plus de sécurité, ils font une bonne affaire?

Vous êtes à la recherche d’un bon niveau dans les lignes ci-dessus, vous êtes au moins aussi responsables de l’immense gâchis en cours au plus haut niveau que nos «responsables» politiques.

En refusant de prendre le temps – ou le recul – nécessaire pour comprendre les enjeux réels de cette loi, vous faites le lit du populisme, de la bêtise et de l’obscurantisme d’un ministre de l’Intérieur assez minable pour affirmant que la Vie privée n’est pas une liberté (et il ne croit pas la presse de son pays).

Nos représentants, vous êtes pleinement représenté en tant qu’intéressant pour prendre part à un vote sur la surveillance généralisée de tous les citoyens et une poignée à voter contre. Les autres, tout comme vous, s’en prétendent, préfère rester au soleil à se coucher dans la couenne en attendant les grandes vacances.

Oui, je sais, il est d’autres combats que celui là.

J’ai lu des commentaires, du genre “Oui, mais la loi Santé”, “oui, mais le chômage” …

Permettez, malgré ma colère, que je vous poser une question, une seule: vous comportez-vous de la même manière quand vous êtes seul que vous êtes vous qui pouvez vous voir?

Parce que, si la réponse est “non”, alors comprenez, je vous prie, que quand l’État aura placé vos grandes oreilles partout, vous n’êtes pas encore le loisir de battre pour le combat. Que celui-ci est le premier de tous les autres.

Parce que, quand on se sait potentiellement surveillé, sur neagit pas, on ne pense pas librement.

Parce que, quand un gouvernement sait tout de vous, il sait aussi quels mots utilisez pour vous vider l’esprit et vous ôter toute velléité de combat. Il sait quel crainte agiter, quel bouc-émissaire dénoncer, quelle promesse faire, pour que vous restiez couché.

Et les enfants Parce Que éléves du monde in the panoptique ne will be , plus de their Libres Que Dans la pensées mesure ne gêneront where Elles personne plus.

Vous ne trouvez pas ce que vous en pensez, mais vous ne le souhaitez pas. Mais que les outils outils de surveillance resteront.

N’oubliez pas non plus que les solutions rassemblées aujourd’hui encore et toujours demain. Ce que vous estimez sans importance à présent sera peut-être un jour la raison d’être sur ce sujet sur viendra vous chercher.

La démocratie est une chose fragile.

Vous pouvez croire que votre vie privée n’a pas valeur, vous pouvez croire vous n’avez rien à cacher, mais vous n’êtes pas seul, ni isolé: quand l’état vous regarde, il regarde aussi vos proches, vos amis et Vos contacts qui, allez savoir, ont peut-être, eux, quelque chose à votre avis. Pensez-y.

Vous pouvez croire sur parole un ministre qui affirme des contre-vérités techniques sans rougir devant la représentation nationale: après tout, chacun sait bien que nul ne saurait mentir dans de conditions, n’est-ce pas?

Vous pouvez ignorer les avis de tous les spécialistes du droit, des libertés fondamentales, du renseignement et de l’ième passe: après tout il n’y a pas de raison de ne pas confiance en un gouvernement qui respectent ce point les engagements pris Avant la présidentielle, n’est-ce pas?

Vous pouvez, enfin, accepter de vivre dans un pays dont la première des libertés vient d’être abolie.

Vous avez, dans ce cas, élu des authorized legats.

Ou bien vous pouvez vous lever, et vous battre. Il est encore de temps en temps réel, ajoutez-en quelques minutes Candy Crush pour lire des articles sur ce texte de loi, qui tenteront de parler maladroitement à votre raison plutôt que vos émotions: il abondent.

Il est encore temps d’appeler votre député : le vote final de cette loi en séance plénière n’aura lieu que le 5 mai.

Après, il sera trop tard.

Laurent Chemla

Son blog

Voir le site du collectif contre cette loi (par la Quadrature du Net, Amnesty International, Reporters sans frontières, La Ligue des Droits de l’Homme, le Syndicat de la Magistrature …)

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