En Oklahoma, les tremblements de terre se multiplient


Du 17 au 24 juin, l’institut géologique de l’Oklahoma un recensé au moins 30 tremblements de terre de magnitude trois ou plus. Cet Etat, qui compte parmi les plus gros producteurs de Etats-Unis, n’est pourtant pas réputé pour son activité sismique.

Dans une étude publiée dans la revue “Science Advances”, les chercheurs mettent en cause les méthodes d’extraction de pétrole et de gaz. En effet, les industriels rejettent dans le sous-sol des eaux usées qui sont à l’origine de ces perturbations.

Jusqu’à 200 fois plus de séismes!

“Nous nous attendons à ce que la Californie connaisse beaucoup de tremblements de terre plus pas l’Oklahoma. A présent, il y en a plus en Californie “, s’étonne F. Rall Walsh, géophysicien à l’Université de Stanford, aux Etats-Unis.

Depuis 5 ans, certaines zones de l’Etat du centre des Etats-Unis ont vu leur nombre de séismes multiplié par 200! Et, bien qu’aucune de ces récentes secousses n’ait été destructrice ou véritablement dangereuse, les scientifiques précisent et ne peuvent pas s’arranger des phénomènes sismiques beaucoup plus importants à l’avenir.

Face à cette situation, l’Institut d’études géologiques des Etats-Unis a lancé un appel en mai dernier pour alerter les Okies de ce risque.

Des séismes provoqués par l’homme?

Les géologues ont conclu leur étude et les techniques d’extraction du pétrole doivent évoluer. En effet, pour chaque baril de pétrole extrait du sol, 50 barils d’eau salée sont également pompés. Cet eau est une suite réinjectée à plus de 2’000 mètres de profondeur par l’intermédiaire de puits.

Ou, ces eaux injectables vont exercer une pression sur les différentes couches du sous-sol et modificateur du jeu des forces géologiques ou s’accumuler localement. En s’éparpillant, elles ont un effet lubrifiant qui favoriserait le glissement des failles.

Pour les géologues, il est fait de séismes “induits”, c’est-à-dire provoqués par des activités humaines.

Modifier les techniques d’extraction

Pour le prouver, les chercheurs ont comparé les données recueillies dans les trois villes de Cherokee, Perry et Jones avec celles du reste de l’Etat. Ces villes concentrent 70% des secousses enregistrées. Ou, leur territoire représente plus du quart de la surface utilisé pour évacuer les eaux résiduelles. De plus, l’activité sismique se présente parallèlement à l’augmentation des rejets dans leurs sous-sols. Cette corrélation leur paraît d’autant plus évidente que les secousses sont plus rares dans les espaces où peu d’eau est réinjectée.

Pour éviter les dérournements géologiques, il suffirait, selon eux, que les industriels renvoient leurs eaux à leurs emplacements initiaux. Cependant, ils précisent que, même dans ce cas, les tremblements de terre mettront un certain temps à disparaître.

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